Histoire

L’Omnium canadien, organisé par Golf Canada, a été inauguré en 1904.

Disputé chaque année, à l’exception des années de la Première et de la Seconde guerre mondiale, l’Omnium canadien est le troisième championnat le plus ancien du PGA TOUR, après l’Omnium britannique et l’Omnium des États-Unis.

Deux golfeurs seulement ont réussi à remporter la Triple Couronne, soit les trois championnats nationaux au cours d’une même saison. Ce sont Lee Trevino (1971) et Tiger Woods (2000).

En tant que championnat national ouvert, le tournoi jouissait d’un statut spécial avant que le circuit professionnel ne devienne le système prédominant.

Les trois golfeurs les mieux classés du Circuit Mackenzie-PGA TOUR Canada avant le tournoi obtiennent un laissez-passer pour l’Omnium canadien.

Plusieurs célébrités ont gagné l’Omnium canadien. Mentionnons Leo Diegel, Walter Hagen, Tommy Armour, Harry Cooper, Lawson Little, Sam Snead, Craig Wood, Byron Nelson, Doug Ford, Bobby Locke, Bob Charles, Arnold Palmer, Kel Nagle, Billy Casper, Gene Littler, Lee Trevino, Curtis Strange, Greg Norman, Nick Price, Vijay Singh, Mark O’Meara, Jim Furyk, Tiger Woods et Jason Day. L’Omnium canadien est considéré comme le tournoi le plus prestigieux que n’ait jamais gagné Jack Nicklaus, vice-champion à sept reprises.

Des moments incroyables à Glen Abbey

Six ans après avoir gagné son premier Omnium canadien et quelques mois seulement après avoir été opéré au dos, Lee Trevino gagne le premier tournoi jamais disputé à Glen Abbey, « le foyer de l’Omnium canadien ». Il s’agit du premier parcours conçu en solo par son éternel rival, Jack Nicklaus.

Malgré les efforts du tenant du titre Lee Trevino, Bruce Lietzke s’accroche pour défaire un tableau solide et, surtout, le parcours de Glen Abbey qui hérite alors d’un surnom qui n’a rien de rassurant, le « Monstre du monastère »

Lee Trevino devient le quatrième golfeur seulement de l’histoire à remporter le championnat plus d’une fois. Appartiennent aussi à ce club sélect Leo Diegel (1924, 1925, 1928,1929), Tommy Armour (1927, 1930, 1934) et Sam Snead (1938, 1940, 1941).

L’Anglais Peter Oosterhuis devance d’un coup Bruce Lietzke, Andy North et le concepteur du parcours, Jack Nicklaus, pour remporter son seul titre du PGA TOUR

Bruce Lietzke, vainqueur à Glen Abbey en 1978 et vice-champion en 1981, établit un record de 277, moins 7, sur 72 trous, surpassant de trois coups la marque établie par Lee Trevino en 1977.

Faisant fi du conseil de son médecin, Johnny Miller se présente à Glen Abbey un mois à peine après une opération à la vésicule biliaire. Il frôle néanmoins la victoire, s’inclinant devant John Cook au sixième trou de la prolongation

Jack Nicklaus et Greg Norman se livrent un duel sans merci à Glen Abbey. Finalement, l’Australien signe une dernière carte de 67 pour l’emporter par deux coups.

Curtis Strange remporte le premier de ses deux titres de l’Omnium canadien à Glen Abbey en parant les coups de deux membres de la super élite, Jack Nicklaus et le détenteur du titre Greg Norman.

La recrue Davis Love III suscite les plus grands espoirs lors de l’Omnium canadien de 1986, mais il doit se contenter de la troisième place ex æquo, Bob Murphy, un vétéran de 43 ans, raflant la mise

Le Canadien Richard Zokol représente l’espoir de toute la nation alors qu’il se trouve à égalité en tête au départ de la ronde finale, mais Curtis Strange prévaut et enlève son deuxième titre de l’Omnium canadien à Glen Abbey.

Il faut cinq jours pour disputer l’Omnium canadien alors qu’une pluie torrentielle interrompt le jeu durant la ronde finale avec 22 golfeurs encore sur le terrain. Finalement, Ken Green aura raison de ses adversaires et de Dame Nature.

Sur le parcours de Glen Abbey amolli par la pluie, Steve Jones remporte l’Omnium canadien à moins 17, ce qui constitue alors un record

Au début de la ronde finale, le Canadien Dave Barr est à trois coups de la tête – et le pays tout entier retient son souffle. Mais c’était sans compter sur le neuvième trou où Barr est victime d’un triple bogey, ce dont il ne se remettra pas et qui permettra à Wayne Levi d’enlever le titre.

Après avoir trébuché lors de l’Omnium canadien de 1984, Nick Price ne répète pas l’erreur en 1991, l’emportant par un coup sur David Edwards grâce à une dernière carte de 66.

Greg Norman ruine une avance de trois coups sur les cinq derniers trous, mais il réussit un oiselet de 12 pieds au 18e pour affronter le prolongation Bruce Lietzke, double champion du tournoi. Normand prévaut au deuxième trou de la prolongation et gagne son deuxième titre de l’Omnium canadien à Glen Abbey.

Depuis la 18e allée, David Frost voit Fred Couples réussir l’oiselet au 72e trou du tournoi pour le rejoindre en tête. Mais, manifestant un calme olympien, Frost fait de même et remporte l’Omnium canadien.

Nick Price envisage un moment de sauter l’Omnium canadien après un été affairé où il a gagné le Championnat de la PGA et l’Omnium britannique. Mais il prend la bonne décision, le Zimbabwéen gagnant son deuxième titre de l’Omnium canadien en quatre ans

Il faut à Mark O’Meara une carte finale de 67 et un trou de prolongation pour défaire Bob Lohr et signer sa deuxième victoire de la saison 1995.

Le samedi, les séquelles de l’ouragan Fran balaient implacablement le parcours. Ce jour-là, le jeu est suspendu à deux reprises avant d’être annulé. Pour la seule fois de l’histoire, l’Omnium canadien se conclut après 54 trous. Dudley Hart sort vainqueur

Billy Andrade et Bob Friend disputent la prolongation de l’Omnium canadien à Glen Abbey. Après avoir totalisé 275, moins 13, après 72 trous, Andrade a raison de son adversaire en prolongation.

Après avoir revendiqué quatre top 10 à Glen Abbey, Hal Sutton voit sa patience récompensée en l’emportant par trois coups sur Dennis Paulson.

À son retour à Glen Abbey, Tiger Woods écrit une page d’histoire. Victorieux, il devient le deuxième joueur de l’histoire à remporter la Triple couronne (champion de l’Omnium des États-Unis, de l’Omnium britannique et de l’Omnium canadien la même année). Il acquiert la victoire grâce à un coup miraculeux depuis une fosse de sable

Alors que l’Omnium canadien célèbre sa 100e présentation, les planètes semblent alignées pour Mike Weir qui pourrait devenir le premier Canadien à remporter le championnat en 50 ans. Mais Vijay Singh s’interpose et détruit les espoirs d’une nation.

Malgré des pluies abondantes, Chez Reavie repousse les attaques d’adversaires talentueux et signe sa première victoire sur le PGA TOUR à sa première saison sur le grand circuit.

Jeune professionnel, Nathan Green peaufine sa technique sur le Circuit canadien. Il allait quasiment de soi qu’il remporte sa première victoire sur le PGA TOUR en sol canadien, défaisant Retief Goosen au deuxième trou de la prolongation

Dès le début de sa carrière, Brandt Snedeker affirme qu’il tient à gagner l’Omnium canadien en honneur de son cadet canadien Scott Vail. L’Américain de Nashville tient promesse et signe du coup sa sixième victoire sur le PGA TOUR.

Au début de la ronde finale, David Hearn, un Ontarien de Brantford, détenait une avance de deux coups, mais Jason Day l’a remonté pour signer la victoire, mettant fin à la tentative de Hearn de devenir le premier champion canadien de l’Omnium canadien RBC depuis Pat Fletcher en 1954